Peyresq Foyer d’Humanisme

ASBL Nicolas-Claude Fabri de Peiresc

Bienvenue à Peyresq


Perché à 1.528 m d'altitude sur un éperon rocheux des Alpes de Haute-Provence, revit désormais le village de Peyresq, lieu unique et magique au destin exemplaire.
Fondé en 1232 par le Comte de Provence Raymond Béranger V pour constituer une place forte plus puissante que l'ancien castrum de La Colle Saint-Michel, le village fortifié de Perets devint en 1388, pour près de cinq siècles, poste frontière entre la Savoie et la France. La frontière, marquée par des bornes en pierre portant croix de Savoie et fleur de lys passait alors à Colmars, au lac de Lignin et à Entrevaux.
L'église de Peyresq, de style roman tardif, fut aussi construite au XIIIème siècle et confiée aux moines défricheurs bénédictins de Saint-Dalmas de Pedona qui vécurent à Peyresq jusqu'au XVIème siècle.
En 1481, lors du rattachement de la Provence au Royaume de France, Peyresq comptait 28 feux, soit environ 100 habitants.
En 1580, Marguerite de Bompar, Dame de Peiresc, épouse de Reinaud Fabri, donna le jour à Nicolas-Claude. Enfant précoce d'une vive intelligence, Nicolas-Claude subjugua dès 1600 tous les érudits européens qu'il rencontra au cours de ses voyages et avec qui il entretint une abondante correspondance jusqu'à sa mort en 1637.
Devenu seigneur de Peyresq en 1604, il fut l'un des plus grands humanistes européens du XVIIème siècle, connu sous le nom de Monsieur de Peiresc.
En 1713, Mathieu Bayol, Seigneur de Peyresq, légua ses biens à la communauté villageoise en contrepartie d'une pension annuelle, la seigneurie devenant ainsi un simple mode de propriété.
En 1860, par le Traité de Turin, le Comté de Nice fut rattaché définitivement à la France et Peyresq cessa de jouer la sentinelle de la Provence.
A cette époque, Peyresq atteint son apogée avec 251 habitants avant de connaître un déclin rapide. Les guerres et l'exode rural vers une Côte d'Azur en développement vidèrent inexorablement les villages des hautes vallées où depuis tant de siècles des familles résignées avaient perpétué une civilisation agropastorale solidaire.
Les terrasses qui s'estompent autour du village constituent un ethnopaysage représentatif des conditions de vie de la collectivité peyrescane au cours des siècles antérieurs.
En 1932, il restait 17 habitants à Peyresq, l'école communale ayant été fermée entre-temps. Les maisons abandonnées étaient de plus en plus menacées, le poids de la neige écroulant les toitures, le gel déchaussant les murs.
C'est ainsi qu'en 1952 Georges Lambeau découvrit Peyresq, encore habité par le maire, son épouse et une de ses filles, quelques moutons, autant de chèvres, des murs lézardés et de nombreux toits effondrés, dépeuplé mais non abandonné.
Il cherchait un mas pour ressourcer périodiquement ses étudiants des Beaux-Arts, il trouva un village où il conçut, avec un ami bruxellois Toine Smets, de réunir, en un centre humaniste rayonnant, des étudiants et des professeurs, des artistes et des chercheurs.
Nicolas-Claude Fabri, Monsieur de Peiresc, inspira naturellement leur entreprise par sa conscience scientifique et européenne.
En 1954, la camionnette d'Elise Lambeau embarqua un voyageur sur la route de Digne, Pierre Lamby, jeune architecte et l'emporta jusqu'à Peyresq.
Pierre embrassa le projet et devint l'architecte de la renaissance du village, appuyé par un jeune entrepreneur local, René Simon.
Mais cette conjonction d'enthousiasmes dut sa force et son succès aux milliers d'étudiants-bâtisseurs belges qui pendant trente ans se succédèrent sur l'énorme chantier peyrescan qui à situation exceptionnelle fournirent un effort exceptionnel.
En outre, l'aspect traditionnel du village fut restauré par Pierre Lamby, par une reconstruction respectant les principes et les matériaux de l'architecture provençale.
A ce titre, le village de Peyresq reçut en 1980 le prix des “Chefs-d'œuvre en Péril” des mains du Président Giscard d'Estaing.
S'il est difficile d'imaginer aujourd'hui cette reconstruction du village de Peyresq, outre Georges, Elise, Toine, Pierre, René et les étudiants-bâtisseurs, il faut aussi rendre hommage à toutes les bonnes volontés qui supportèrent ce projet avec enthousiasme : secrétaires, trésoriers, économes, chefs de chantier, animateurs, cuisiniers, administrateurs, ainsi que les autorités administratives communales, régionales, départementales… qui firent confiance aux bâtisseurs de Peyresq.
C'est bien la raison profonde qui, depuis 1954, a engendré la longue suite de petits et grands miracles qui permirent à Peyresq de renaître, de vivre et de rayonner.
Aujourd'hui, les peyrescans de souche, les bâtisseurs et chaque nouveau peyrescan forment la nouvelle communauté villageoise, revivifiée par la civilisation des loisirs et la bénéfique activité d'une communauté universitaire belge.
Botanistes, zoologistes, physiciens, mathématiciens, cosmologues, géographes, historiens, artistes et défenseurs de l'environnement… ont fait de Peyresq leur lieu de prédilection pour leurs travaux et leurs rencontres.

Donnons la parole :
• à Bill Felstiner*, Research Professor at the University of Wales, Cardiff :
“… It reminds me of how much I and the group are in your debt. Our July meeting in Peyresq was the best yet, in many ways beyond the intellectual content. …”
(10 september 2000)
*President of several meetings in Peyresq on "Working Group on the Comparative Study of Legal Professions

• à Hugues Beeseau, Département communication, Comité Régional du Tourisme Rhône-Alpes :
“… La région se rend-elle compte de la chance qu’elle a de posséder à Peyresq un tel joyau d’inteligence, de renouveau, de vie ?”
(Lyon - 22 juin 2002)
• à Lyman Page, Department of Physics, Princenton University, Princenton NJ :
“… Thank you for putting together a wonderful conference. It was the most fulfilling one I have been to in years. The talks, company, setting, food and excursions were all a joy to be able to take part of.”
(Peyresq - Cosmology, 30 June 2003)
• à Yvon Georgelin, Astronome - Observatoire de Marseille :
“… Votre site informatique (www.peiresc.org) a bien du succès, et grâce à lui j’ai pu ainsi être en contact avec des personnes très intéressantes et même avec des collègues astrophysiciens de Nice et Paris lors du dernier passage de Mercure devant le Soleil.…”
(Marseille, 3 octobre 2003)
• à Wolfgang Cramer, Department of Global Change and Natural Systems, Potsdam Institute for Climate Impact Research :
“… I have to confess that I fell in love with Peyresq and that I have become truly convinced that you and the foundation are achieving something very remarkable there. Perhaps you can understand what I mean when I say that these two weeks in September have been the best two weeks of my working life so far. I have never seen about 50 people work so hard and so well at the same time - and enjoy their lives (which is of course a prerequisite for the work).”
(7 octobre 2003)
• à Didier Ferrier, Professeur de Droit aux Universités de Montpellier et de Paris :
“… Mille mercis pour la gentillesse et la chaleur de votre accueil,comme pour la qualité de ces échanges que vous avez organisés et accompagnés, je comprends pourquoi mon père ne tarissait pas d'éloges sur le dynamisme et la pertinence de votre entreprise “Peyrescquienne”…”
(Colloque “Autour de l’Humaniste Peiresc”, 16 septembre 2004)

• au Professeur Edgar Gunzig, professeur de physique à l’Université Libre de Bruxelles, qui parle de la magie du village de Peyresq :
“Peyresq est devenu au cours de ces dernières années le centre extrêmement dynamique de diverses rencontres scientifiques internationales de très haut niveau. Citons en particulier les colloques de Cosmologie et de Relativité Générale qui s'y déroulent chaque année depuis dix ans. Les actes de ces colloques sont publiés dans le numéro spécial annuel d'une revue américaine de haut vol. Ceux-ci ont largement contribué à la renommée internationale de ces rencontres. De nombreux travaux scientifiques de pointe ont spécifiquement vu le jour grâce à des collaborations nées à Peyresq.”
(4 avril 2005)

• au Professeur Jean Lejoly de l’Université Libre de Bruxelles, Laboratoire de Botanique Systématique et de Phytosociologie, organisateur des stages d’écologie qui précise :
“Peyresq, lieu de formation extra muros,
Peyresq, lieu idéal pour l’immersion,
Peyresq, lieu privilégié pour la pluridisciplinarité,
Peyresq, lieu de diffusion scientifique international,
Peyresq, lieu piétonnier par excellence,
Peyresq, prototype pour la glocalisation,
Peyresq, au carrefour des changements,
Peyresq, lieu d’observation et de randonnées en montagne …”
(L’Architecte et le Berger, 2004)
• et à la journaliste scientifique, Elisa Brune :
“… l’extraordinaire destin d’un village en ruines…,
… qui aurait pu croire qu’un village des Alpes de Haute-Provence, Peyresq, pratiquement abandonné, deviendrait le centre d’une activité intellectuelle intense, rayonnant dans le monde entier ?
Le prestige de Peyresq, dépasse aujourd’hui les rêves les plus fous de quelques passionnés qui ont initié sa reconstruction”
(Ciel et Espace, juin 2003)
Le développement des rencontres scientifiques et culturelles à Peyresq est le résultat de l’active collaboration de l’ASBL Nicolas-Claude Fabri de Peiresc et de Peyresq Foyer d’Humanisme.

L’ASBL Nicolas-Claude Fabri de Peiresc développe, à travers son rayonnement européen et international, son action continue de la vie scientifique, artistique et culturelle, tant à Bruxelles qu’au village provençal de Peyresq et dans les Vallées Verdon-Vaïre.
Rappelons que Peyresq Foyer d’Humanisme n’est ni une association, ni un groupement, mais une ambition partagée par des associations et des personnes, d’organiser et de soutenir (en y allouant leur temps, leurs maisons) des projets porteurs d’humanisme au profit du rayonnement du village de Peyresq.
Ainsi, par des rencontres entre scientifiques, artistes, étudiants, par des conférences et des spectacles dans les vallées, par des collaborations avec l’Association Art et Culture Fabri de Peiresc, les communes, l’Office National des Forêts, Retrouvance, les Chemins de Fer de Provence, par des Mémoires d’étudiants, Peyresq Foyer d’Humanisme contribue-t-il au destin humaniste de Peyresq et des Alpes de Haute-Provence.
A la frontière des brumes continentales et des éblouissements méditerranéens, le Pays de Peiresc vous invite aussi à un “voyage au naturel” sur les sentiers de randonnées pédestres, de bergeries en maisons forestières, d’alpages en gorges profondes.

Peyresq, son accueil, son ambiance, sa convivialité…
Peyresq, comment y arriver ?