Fondation Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
326 rue Royale. 1030 Bruxelles
Tél. 00 32 2 219 30 88
Fax  00 32 2 219 00 16
PEYRESQ
(Alpes-de-Haute-Provence)
17- 20 Septembre 2000
 
ART ET SCIENCE
La couleur : une logique de l'apparence
 

   La Fondation Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, Fondation européenne pour la culture et l'humanisme artistique et scientifique, soutient une action systématique pour le dialogue entre l'Art et la Science. Dans ce cadre, elle organise à Bruxelles la tenue régulière de séances d'un "Café Art et Science" ainsi que des réunions d'un groupe de réflexion multidisciplinaire. Elle profite des activités qu'elle développe l'été au village de Peyresq (Alpes-de-Haute-Provence) pour y organiser des rencontres de travail avec pour but de développer ensuite à Bruxelles des journées thématiques, des colloques et des expositions destinées à un large public.

   L'action "Art et Science" vise à décloisonner les territoires occupés par les artistes et les savants pour mieux contribuer à la prise de conscience de l'unité profonde de la culture.
 
   A cheval sur l'Art et la Science, l'étude et l'emploi de la couleur ont mobilisé les plus grands artistes et les plus grands savants, tout en constituant le sujet de débats épistémologiques et philosophiques incessants. On ne peut cependant que regretter que la connaissance de la couleur reste un des parents pauvres de la culture contemporaine. Et ce d'autant plus que l'omniprésence de la couleur, banalisée par les technologies, tend à occulter l'ensemble des développements théoriques et conceptuels qui la concernent.
   La couleur est l'objet de très nombreuses publications de livres, de revues et de documents sur le web. Mais la règle générale est un cloisonnement total ou partiel. Comme dans d'autres domaines, tels que la musique et la littérature, les artistes participent rarement aux débats, qui sont l'affaire des "spécialistes critiques", c'est à dire de ceux qui "savent" mais qui ne "font" pas. Par ailleurs, il y a toujours une ou deux catégories de spécialistes absentes des confrontations. Ainsi voit on paraître des textes rassemblés par des philosophes où les physiciens sont absents (ex. Lambros Couloubaritsis et J.J. Wunenburger, eds. La Couleur. Ousia. 1993), des textes regroupés par une revue scientifique où les philosophes sont absents (ex. Dossier. Pour la Science. Avril 2000. La Couleur), des textes regroupés par une revue d'histoire de l'art et des civilisations où les physiciens s'expriment peu et les philosophes, psychologues et spécialistes des sciences cognitives-un neurophysiologiste excepté- n'ont pas droit de cité (ex. Techne-revue du Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France- N° 9-10. 1999. Couleur et perception). On notera cependant que dans ce dernier cas, place est faite à deux aspects inhabituels du discours sur la couleur : l'aspect sémiotique (qui reste largement à développer) et l'aspect informationnel qui s'appuie sur le bouleversement de l'Optique par les méthodes de la théorie du Signal.
   Sémiotique et Théorie de l'Information poursuivent d'ailleurs les mêmes objectifs à long terme. Sans oublier leur convergence avec la forme moderne de la mécanique, la théorie des systèmes dynamiques non linéaires, qui envahit progressivement le territoire des sciences cognitives.
   La scène scientifique a beaucoup changé depuis quelques décennies, mais ces changements ne sont souvent perçus qu'au niveau factuel et leur portée méthodologique et idéologique se dégage rarement. A moins de s'engager dans des discours sur l'esprit du temps que l'on qualifie avec plus ou moins de bonheur de "postmoderniste".
   Le domaine de la couleur est un domaine ultra-sensible pour ces prises de position scientifiques et intellectuelles.
   Ainsi, on ne peut que regretter de voir tous les écrits sur la couleur empoisonnés sans cesse par la confusion entretenue entre "mélange" et "superposition", confusion sacrilège aux yeux de tout physicien quanticien; et de tout physicien en général. Confusion qui empêche de bien comprendre la différence entre synthèse additive ("mélange optique") et synthèse soustractive (véritable mélange de pigments), comme le montre une récente expérience dans les classes préparatoires des lycées français. On laisse croire ce faisant que la théorie de la lumière blanche selon Newton est correcte, alors que la lumière blanche n'est pas un mélange physique de lumières colorées, mais peut se "représenter" par une superposition mathématique" de composantes de Fourier monochromatiques". Face à la revanche d'Aristote ( la lumière blanche est un signal complexe homogène) et à la physique mathématique de Fourier (analyse des phénomènes complexes par superposition de phénomènes simples) la position de Newton est devenue intenable. Et portant elle empoisonne toute la littérature, car elle convient bien à l'idéologie platonicienne de la constitution des formes complexes à partir de formes simples préexistantes, idéologie renforcée au XX ème siècle par le triomphe de l'atomisme. Elle ne fait pas place à la résurgence spectaculaire de la position aristotélicienne de la création des formes par le mouvement, qui se concrétise dans les conceptions modernes de la dynamique et dans la physique quantique. La fameuse opposition de Goethe à Newton s'inscrit précisément dans cette dualité fondamentale des visions de la nature, sans que Goethe ait à sa disposition les arguments scientifiques que nous pouvons faire valoir aujourd'hui.
   Goethe était cependant un maillon dans une chaîne de pensée qui défend la construction dynamique de la forme (la couleur est une forme particulière que construit le cerveau) comme propriété émergente. Une conception qui hante la philosophie naturelle dans l'esprit d'un néo-aristotélisme. Aristote, Leibniz, Goethe, Schelling, Husserl, Stéphane Leduc, D'Arcy Thomson, Waddington, la Gestalt Theorie, Türing, Thom et la théorie des catastrophes en sont les héros. Conception qui a connu au XXème siècle des développements scientifiques majeurs dans le cadre de la théorie des systèmes dynamiques, où l'on a mis en évidences des mécanismes d'apparition des formes. Ces mécanismes exploitent la propriété mathématique (physique) de non linéarité de la dynamique, à l'origine du phénomène d'émergence transcendante de la forme.
   Il semble que la dynamique nonlinéaire offre un langage pour décrire de nombreux aspects du fonctionnement du cerveau. C'est le cas pour les rythmes cérébraux qui se manifestent dans les électroencéphalogrammes. La dynamique non-linéaire permet de comprendre des phénomènes totalement obscurs du point de vue linéaire. La mémoire et l'oubli, les prises de décision, le contrôle moteur, les potentiels d'action de l'influx nerveux, les phénomènes d'adaptation ne peuvent plus être compris de manière intelligente sans avoir recours à des propriétés de systèmes nonlinéaires. Il en va sans doute de même pour la couleur.
   On ne s'étonnera alors pas de la richesse des débats épistémologiques et philosophiques autour de la couleur. Débats qui se déroulent sur le même "plateau" que ceux qui concernent la mécanique quantique. Perception de la couleur tout comme observation de l'objet quantique se déroulent sur la même scène philosophique et mobilisent les mêmes concepts et les mêmes doctrines. Il n'est pas surprenant d'ailleurs de voir les mêmes acteurs prendre part aux débats sur la couleur ou à ceux sur les rapports entre la mécanique quantique et la conscience. Les débats tournent chaque fois autour de l'observation (ou de l'observateur) dans l'apparition des propriétés. Les mêmes éventails de positions se déploient, depuis l'objectivisme strict, avec ses variantes physicalistes ou dispositionnalistes, jusqu'au subjectivisme intégral avec sa cohorte des qualia et de l'intentionnalité.
   A ceux qui pensent que la Couleur révèle la nature du monde et à ceux qui soutiennent -à juste titre d'ailleurs- qu'elle révèle la nature du cerveau (avec l'oeil pour "éclaireur") on a envie d'opposer ceux qui penseront un jour, qu'à travers la couleur la nature du cerveau révèle la nature du monde. Il y a là comme une boucle fermée essentielle, tout comme si, allant de la syntaxe vers la pragmatique en passant par la sémantique, on refermait la pragmatique sur la syntaxe pour la justifier. Les signes et leur syntaxe ne valent que s'ils assurent une bonne correspondance avec le réel.
 
   Semir Zeki, le neurobiologiste, spécialiste bien connu de la vision des couleurs, suggère une telle démarche dans la conclusion d'une de ses présentations du problème de la couleur :
 
   "Plus sans doute qu'aucun autre aspect de la vision, son étude - celle de la couleur - nous force à modifier notre conception du rôle des aires sensorielles du cortex cérébral. Cette étude commence à nous faire comprendre que le cortex ne se borne pas à analyser les couleurs de notre environnement visuel. En fait il transforme l'information qu'il recueille pour créer des couleurs, qui deviennent des propriétés du cerveau et non du monde extérieur. Mais en même temps, le cerveau rapproche autant que possible ces constructions - les couleurs - des constantes physiques dans la nature, et dans ce processus, il se rend aussi indépendant que possible de la multitude des modifications de l'environnement.
Pour faire écho aux lignes de conclusion de Charles Darwin dans son grand livre, il y a là une splendeur dans cette vision du cortex cérébral, qui en partant de l'information perpétuellement changeante qui lui parvient, distille les véritables constantes de la nature et construit la variété pratiquement infinie des couleurs qui, outre qu'elle agit comme mécanisme de signalisation, enrichit notre expérience du monde visuel".
 
S. Zeki. Color vision and functional specialisation in the visual cortex
 
 
   Le problème de la couleur soulève ainsi les deux problématiques essentielles de la biologie: l'adaptabilité et la stabilité. C'est par là que la couleur s'intègre aux développements récents des sciences cognitives lorsqu'elles cherchent à incorporer le savoir sur les systèmes dynamiques nonlinéaires. Le rôle central de la stabilité joue là un rôle que l'on retrouve dans le problème de la couleur.
Remarque fondamentale que l'on retrouve chez d'autres auteurs. Ainsi Jean Le Rohellec conclut une étude sur les couleurs subjectives :
 
   "On peut s'étonner de la stabilité du monde, alors que la neurophysiologie nous enseigne que la totalité des signaux générés au niveau de la rétine ont pour origine une information différentielle, c'est à dire une modification - par essence une instabilité - des composantes spatiales, lumineuses, spectrales et temporelles de la scène physique. La perception d'un monde stable n'est elle pas comme l'équilibre postural, la résultante d'une succession d'états instables organisés temporellement ?"
 
Jean Le Rohellec. Les couleurs subjectives : l'illusion d'une illusion. Techné. 1999.
 
   Expression confuse, qui laisse entendre cependant que la stabilité de la vision des couleurs résulte de phénomènes dynamiques...
 
   Au XIXème siècle, la couleur constitue le front avancé des relations fructueuses entre l'Art et la Science. La science physique de la couleur se constitue de par les travaux remarquables de Young, Chevreul, Maxwell et Helmholtz, et de par les avancées spectaculaires de la chimie et les découvertes de la spectroscopie. La couleur est un intense pôle d'intérêt scientifique et il ne faut pas s'étonner de voir encore en 1920 le grand physicien Schrödinger se passionner pour la couleur avant que de créer en 1926 la seconde révolution scientifique du siècle, la mécanique ondulatoire.
   C'est là toute une époque où l'image positive de la science, se muant souvent en un scientisme, chantre d'un progrès qui s'accompagne d'utopies révolutionnaires, va fortement influencer les artistes, peintres et architectes en particulier. De l'Impressionnisme aux Avant-Gardes, une idée commune de l'unité de culture entre l'Art et la Science domine l'époque. La connaissance de la couleur mène à une libération de la couleur. Une époque qui s'achève lorsque survient la seconde guerre mondiale.
   L'après-guerre voit la scène se modifier totalement. Une image négative de la Science s'infiltre dans la culture, motivée tout autant par l'horreur de la guerre "technologique", que par les abîmes d'abstraction où s'enfoncent les théories physiques fondamentales. Après Schrödinger, aucun physicien d'envergure ne travaille sur la couleur, comme si l'on craignait de s'aventurer dans un univers subjectiviste, que l'on abandonne aux sciences cognitives en plein développement. Sans oublier cependant le "flirt" de la mécanique quantique avec la "conscience" de l'observateur.
   Si la neurophysiologie a fait progresser la description des lieux biologiques et des faits biochimiques qui interviennent dans l'élaboration de la couleur, elle n'a pas élaboré un message à l'usage des artistes. Il n'en est pas résulté un surcroît d'intérêt de la part des peintres, alors que se mettent en place les conditions d'une expérimentation commune. C'est bien ce que soutient le neurophysiologiste S. Zeki dans ses nombreuses interventions sur l'art.
   La problématique de la couleur se trouve englobée dans celle de la vision en général, mais elle n'a pas dans cette niche autant progressé que le traitement et l'engendrement des images. Les exigences de l'activité techno-économique ont cantonné la couleur dans des démarches empiriques et utilitaires, réservant le gros des recherches aux procédés de production, de compression et de transmission.
   La couleur n'a pas encore véritablement profité des méthodes de la théorie de l'information, de la reconnaissance des formes, de l'analyse statistique des images, de la morphologie mathématique et des théories de l'apprentissage. Elle n'apparaît pas ou peu dans les enseignements d'intelligence artificielle, de vision artificielle et d'analyse d'image. Tout un savoir qui ne profite pas aux artistes, ou... ne les intéresse pas, méfiants qu'ils sont de ce que peuvent leur apporter l'engendrement mathématique des formes (ex. fractals) ou la création artistique selon des algorithmiques numériques.
   Bizarrement, la couleur a perdu le contact avec les progrès de l'optique qui ont bouleversé de fond en comble notre connaissance de la lumière. L'apparition des lasers, nouvelles sources de lumière (et de couleur), le caractère aléatoire profond des phénomènes lumineux et la découverte de conditions où la lumière présente des caractères totalement non classiques (avec la promesse d'applications technologiques révolutionnaires), laisse indifférent le monde artistique de la couleur, sauf à jouer avec des lumières lasers ou utiliser des imprimantes lasers... Néammoins les couleurs physiques s'introduisent dans la pratique des peintres par l'emploi fascinant des peintures iridescentes, avant-garde de technologies avancées de manipulations de nanoparticules. Les peintures caméléons, qui se modifient avec l'environnement ou sur commande, sont pour demain.
 

   Le véritable enjeu de la couleur, signe construit, élément d'un langage, est dans l'élaboration du sens des couleurs. C'est la problématique qui hante les peintres depuis toujours.

   Une sémiotique de la couleur, voilà un programme d'autant plus fascinant que l'on est en présence d'un domaine où sont réunis tous les acteurs du sens : le phénomène physique, les actes d'observation, la structure mathématique de l'espace des observations, le "constructivisme social" qui redresse sans cesse ce que l'on "voit" pour faire voir ce que l'on ne voit pas... .
   Les caractéristiques de signal physique de la lumière-couleur n'ont pas été exploitées dans un cadre sémiotique informationnel. Historiquement cela provient sans doute du caractère restreint d'approches informationnelles de l'art comme celles tentées par A. Moles ou M. Bense. Restrictions provenant de ce que la théorie classique de l'information s'est limitée au niveau syntaxique, et n'a pas réussi malgré des efforts dispersés, à se formuler au niveau sémantique (voire pragmatique). Défauts bien connus de la théorie de l'information qui néglige le rapport entre la matière et la forme et cherche à élaborer une théorie de la forme pure. Tout comme une certaine esthétique qui considère la beauté comme abstraite et indépendante du support.
   Or on assiste aujourd'hui, sous la pression des théories quantiques, à une retraite de la théorie classique de l'information devant le slogan  : "L'information est physique". Slogan lancé par le très grand physicien Rolf Landauer, qui vient de mourir, et qui a établi une loi fondamentale : "Il faut dépenser de l'énergie (kT) pour effacer 1 bit d'information".
   Cette nouvelle théorie de l'information relancera-t-elle la sémiotique ? En particulier dans un domaine aussi sensible que celui de la couleur.
   On voit aussi là des convergences possibles avec les travaux de Thom et Petitot (Morphogénèse du sens). Sans parler des rapports entre sémiotique et biologie dans les travaux des biosémioticiens. Tout ceci concerne la couleur au premier chef.
 
   Dans l'état actuel des connaissances physiques et neurophysiologiques, le statut de la couleur est analogue au statut de la microphysique. On se borne à une mise en forme de la logique des apparences, qui si elle est accomplie par la mécanique quantique en microphysique, est loin d'être aussi achevée pour la couleur. Les mécanismes fondamentaux manquent encore, comme en microphysique d'ailleurs, ce qui n'empêche pas dans les deux cas de pouvoir poser les bonnes questions, celles qui ont des réponses, faisant ainsi avancer la maîtrise technologique des phénomènes.
   La couleur est en fait un problème très complexe, qui attend encore des travaux décisifs. Les artistes ne doivent pas être les derniers à contribuer à ces travaux tout en nous émerveillant.
 
 
   La réunion qui se tiendra à Peyresq se veut avant tout informelle et informative, pour tenir compte du besoin criant d'information des artistes sur la science et des scientifiques sur l'art. Elle veut poser des jalons multiformes pour l'organisation cet hiver à Bruxelles d'une séance du café Art et Science, suivie d'une ou deux journées de conférences. Action qui pourrait concrétiser la mise en place d'un groupe permanent "Couleur. Art et Science" oeuvrant pour la diffusion et la stimulation des échanges entre artistes, scientifiques et philosophes. Avec pour perspective l'organisation à moyen terme d'une conférence internationale (la première du genre sans doute) où l'art et la science seraient confrontés d'une manière critique dans le domaine de la couleur.
   Toutes ces actions s'accompagneront du développement sur le site web de la Fondation (http://www.peiresc.org) d'un lieu privilégié de mise à dispositions d'une riche documentation sur la couleur.
   Il ne s'agit pas de faire "concurrence"  aux activités du CIE ou du GDR ISIS du CNRS, mais de développer en complément une action épistémologique et culturelle, voir pédagogique, qui n'entre pas dans les objectifs strictement scientifiques de ces organisations.
 
 
 
INFORMATIONS SUR LA COULEUR
 
 
Livres, articles et documents sur le web sont innombrables. On peut distinguer plusieurs catégories de textes, selon qu'ils s'adressent aux problèmes physiques, aux problèmes neurophysiologiques, aux problèmes philosophiques ou aux considérations de l'histoire de l'art. Sur tous les sites web on trouve des liens plus ou moins sélectionnés vers d'autres sites web et vers des bibliographies.
 
Un site web tente de faire un tour d'horizon exhaustif de la situation des publications et des sites :
 
Efg's Computer Lab. Reference Library. Color
 
http://www.efg2.com/lab/library/Color.htm
 
C'est le document de base incontournable.
 
José Luis Caivano, du Groupe argentin de la couleur, a constitué une excellente bibliographie chronologique de Platon à 1998 (37 pages).
 
1ère partie http://www.fadu.uba.ar/sicyt/color/bib1.htm
 
2ème partie
http://www.fadu.uba.ar/sicyt/color/bib2.htm
http://www.colorsystem.com/grundlagen/bibl2.htm
 
Une anthologie en 2 volumes cherche à donner des documents sur tous les aspects de la couleur.
Byrne and D.R. Hilbert (eds) Readings on color. MIT. 1997
Vol1. The philosophy of color
Vol 2. The science of color
 
On peut aussi consulter le panorama :
K. Nassau,ed. Color for science, art and technology.
North Holland. 1998
 
Narciso Silvestrini et Ernst Peter Fischer ont présenté tous les systèmes de couleurs connus depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, dans l'art et dans les sciences, ainsi que la signification des couleurs pour divers systèmes culturels. Un tour de force, disponible dans une version française.
 
http://www.colorsystem.com/grundlagen/startf.htm
 
Le site de la Commission Internationale de l'Eclairage (CIE), Division 1 : Vision et Couleur, donne une bonne idée de l'activité internationale dans le domaine scientifique de la couleur.
http://nml.csir.co.za/~cie1
 
En français, 5 recueils de textes tentent d'aborder la diversité des problèmes liés à la couleur.
S. Tornay, ed.
Voir et nommer les couleurs
Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative
Université de Nanterre. 1978
 
L. Couloubaritsis et J.J. Wunenburger, eds.
La couleur
Ousia. 1993
 
Couleurs de la nature
Revue du Palais de la Découverte
Numéro spécial 44. Octobre 1994
 
Couleur et perception
Techné
Revue du centre de recherche et de restauration des musées de France
N° 9-10. 1999
 
La couleur
Dossier. Pour la Science
Avril. 2000
 
 
 
Les ouvrages scientifiques de base en anglais.
 
G. Wyszecki and W.S. Stiles. Color science: concepts and methods, quantitative data and formulae. Wiley. 1982
La bible.
 
R.W.G. Hunt. Measuring colour. Ellis Horwood. Chichester. 1992
Hunt est professeur au Colour and Imaging Institute à Derby,G.B., dont le site web est
http://colour.derby.ac.uk
On y trouve de nombreuses informations dont des documents importants fournis par Stephen Westland
http://colour.derby.ac.uk/colour/people/westland
 
 
M.D. Fairchild. Color appearance models.
Addison Wesley. Longman. 1997
Fairchild est directeur du Munsell Color Science Laboratory, et entretient un site important
http://www.cis.rit.edu/people/faculty/fairchild
 
 
P.K. Kaiser and R.M. Boynton. Human color vision.
2nd edition. Optical Society of America. 1996
 
 
 
 Les livres scientifiques de base en français.
 
P. Kowaliski. Vision et mesure de la couleur.
Masson. 2 ème édition actualisée. 1990
 
R. Sève. Physique de la couleur
De l'apparence colorée à la technique colorimétrique.
Masson. 1996
 
S. Berthier. Les couleurs des papillons ou l'impérative beauté.
Springer Verlag 2000
 
 
Cours, introductions, FAQ.
S. Westland. Frequently asked questions about colour physics.
http://www.colourware.co.uk/cpfaq.htm
 
Poynton. Frequently asked questions about colour.
http://www.inforamp.net/~poynton/ColorFAQ.html
 
Canfield. Color primer in living color.
http://www.byronc.com/art_color.shtml
 
Ford and A. Roberts. Colour space conversions.
http://www.wmin.ac.uk/ITRG/docs/coloured.html
 
S.M. Boker. The representation of color matrices and mappings in perceptual color space.
http://kiptron.psyc.virginia.edu/steve_boker/ColorVision2/ColorVision2.html
 
"Guide dans le monde de la couleur" par Marc Crunelle
http://horta.ulb.ac.be/cours/psycho/couleur.htm
Références bibliographiques :
http://horta.ulb.ac.be/enseignants/crunelle/sens/couleur/couleur.htm
 
 
 
Problèmes neurophysiologiques de la couleur
Art et neurophysiologie.
S.Zeki. Discussions in Neuroscience(Elsevier)
VI, n°2, 11-64, 1990
Vision and functional specialisation in the visual cortex
 
S.Zeki. Journal of Consciousness Studies.
6, n° 6-7, 76-96, 1999
Art and the brain
 
S. Zeki. Inner vision. Oxford University Press. 1999
 
 Bartels and S. Zeki. European Journal of Neurosciences.
12, 172-193, 2000
The architecture of the colour center in the human visual brain: new results and a review.
 
V. Walsh. Proc. Natl. Acad. Sci. USA.
96, 13594-13596, 1999
How does the cortex construct color?
 
P. Buser et M. Imbert. Vision. Hermann. 1987
 
J. Van Brakel. British Journal of Philosophy of Science
44, 103-135, 1993
The plasticity of categories: the case of colour.
 
Une critique féroce des "théories" neurophysiologiques de la couleur
 
P. Parot (sous la direction de) Du photon au signal électrique
Cours de biophysique de la maîtrise de biochimiede Luminy Marseille)
http://www.lbte.univ-mrs.fr/signal/index_sf.html
 
 
Conférences et écoles sur la couleur.
 
La totalité des réunions qui se tiennent sur la couleur abordent presque exclusivement les problèmes scientifiques et techniques de la couleur
 
Ecole d'été. Images Couleur
Septembre 1999. Saint Etienne
http://www.univ-st-etienne.fr/iupvis/color/Ecole-Ete/Contributions.html
 
Chromophore. Ecole de printemps 2000
Lumière, matière, perception
Apt. Mars 2000
http://virtual.pl.ecp.fr/~callet/CHROMO/prog_ecole2000.html
 

Réunion organisée par le CIE

Colour Image Science (CIS 2000)
Avril 2000. Derby. GB
http://colour.derby.ac.uk/colour/courses/colour2000/prg.html
 
 
 Réunion organisée par le Groupe Français de la Couleur
du GDR PRC ISIS du CNRS.
Première Conférence Internationale
Color in Graphics and Image Processing
Saint Etienne 1-4 Octobre 2000-08-09
http://www.univ-st-etienne.fr/iupvis/color/CGIP00/committee.html
 
 
 
Les problèmes philosophiques de la couleur.
 
C.L. Hardin. Color for philosophers :Unweaving the rainbow.
Hackett. Indianapolis.
(expanded edition) 1993
 
Maund. Colours:Their nature and representation.
Cambridge University Press. 1995
 
Maund. Color
Stanford Encyclopedia of Philosophy. 1997
http://plato.stanford.edu/entries/color
 
 
P. Ross. Theories of color. Theories of color perception.
Dictionary of philosophy of mind
http://www.artsci.wustl.edu/~philos/MindDict/color.html
http://www.artsci.wustl.edu/~philos/MindDict/colorperception.html
 
 
 A. Byrne and D. Hilbert. A bibliography on color and philosophy
Publiée dans
Byrne and Hilbert. Readings on color. Vol 1. et disponible sur le web
http://web.mit.edu/philos/www/color-biblio.html
 
 
A cette bibliographie on peut ajouter les articles de A. Byrne disponibles sur le site
http://web.mit.edu/abyrne
 
 
Colors and reflectances 1997
Color and similarity 2000
Colors and dispositions 2000
Do colours look like dispositions 2000-08-17
 
Ainsi que le livre
M. Tye. Consciousness, color and content.
MIT Press. 2000
 
 
L'art et la sémiotique de la couleur.
 
M. Kemp. The science of art. Optical themes in western art from Brunelleschi to Seurat.
Yale university Press. 1990
 
J. Gage. Colour and culture. Practice and meaning from antiquity to abstraction.
Thames and Hudson. 1993
 
J. Gage.
Colour and meaning. Art, science and symbolism.
Thames and Hudson.1999
 
G. Roque.
Art et science de la couleur. Chevreul et les peintres, de Delacroix à l'abstraction.
Jacqueline Chambon. 1997
 
Groupe m (F. Edeline, J.M. Klinkenberg, F. Minguet)
Traité du signe visuel. Pour une rhétorique de l'image.
Le Seuil. 1992
 
M. Imdahl.
Couleur
Les écrits des peintres français de Poussin à Delaunay
Editions de la Maison des Sciences de l'Homme
Paris. 1996
 
G. Bellas.
La couleur dans la peinture moderne.
Théorie et pratique
Adam Biro. 1997
 
PH. Lanthony.
Les yeux des peintres.
L'Age d'Homme. Lausanne. 1999
 
Il faut aussi replacer la couleur dans le problème général de la vision et des vicissitudes historiques de celle ci, à travers la production des images.
 
R. Arnheim.
Art and visual perception. A psychology of the creative eye.
University of California Press. 1974
 
P.C. Vitz and A.B. Glimcher.
Modern art and modern science. The parallel analysis of vision.
New York. Praeger. 1984
 
L. Manovich.
The engineering of vision from constructivism to computers.
Ph. D. thesis. 1993
(http://www.manovich.net)
 
M. Jay.
Downcast eyes. The denigration of vision in twentieth-century french thought.
University of California Press. 1994
 
J.J. Wunenburger.
Philosophie des images.
Presses Universitaires de France.1997
 
Sans négliger cependant l'acquisition de nouvelles connaissances sur le statut biologique de l'image.
 
S.M. Kosslyn.
Image and brain. The resolution of the imagery debate.
MIT Press.1994
 
Z. Pylyshyn.
Seeing:it's not what you think. 1998
( téléchargeable avec d'autres articles sur le site
http://ruccs.rutgers.edu/faculty/pylyshyn.html )
 
 
ainsi que l'énorme documentation bibliographique sur la conscience entretenue par David Chalmers
http://www.u.arizona.edu/~chalmers/online.html
 
 
Quelques présentations introductives des problèmes de la vision.
Chandler.
Visual perception.
Introductory notes for media theory students.
( téléchargeable sur le site MCS- Media and communication studies-
http://www.aber.ac.uk/~dgc/image02.html
 

J.H. Krantz.

Sensation and perception tutorials.
http://psych.hanover.edu/Krantz/sen_tut.html
 
 
Histoire des théories de la couleur. Anthologies.
 
N. Silvestrini et E.P. Fischer. Les systèmes de couleur dans l'art et les sciences.
http://www.colorsystem.com/grundlagen/startf.htm
 
P.D. Sherman. Colour vision in the nineteenth century: The Young-Helmholtz-Maxwell theory.
Hilger. Bristol. 1981
 
R.C. Teevan and R.C. Birney, eds. Color vision: an enduring problem in psychology.
Princeton. Van Nostrand Rheinhold. 1961
 
D.L. Mac Adam. Sources of color science.
MIT Press. 1970
 
La technologie de la couleur
La couleur, la perception et la vision artificielle.
 
Le problème de la couleur est lié à celui de la perception visuelle en général et apparaît dans les exposés généraux sur la vision, en particulier ceux consacrés à la vision artificielle et à l'analyse des images. C'est là l'aspect technique contemporaine. La couleur comme élément de la technologie.
 
Jorge Marquez
Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications. Paris
Fait un bon tour d'horizon de la technologie de la couleur.
http://www.tsi.enst.fr/~marquez/COLOR/color_sites.html
 
Bibliographie générale sur la vision artificielle
http://iris.usc.edu/Vision-Notes/bibliography/contents.html
 
L'Université d'Edinburgh présente une fantastique réunion de textes du web sur 700 sujets de la vision artificielle, constituant un Compendium de Vision Artificielle. Une encyclopédie vivante qui s'enrichit continuellement.
http://www.dai.ed.ac.uk/CVonline
 
 
Parmi les exposés sur les traitements d'images, citons :
Traitement d'images et vision artificielle.
INSA Lyon
http://telesun.insa-lyon.fr/~telesun/Divers/telesun.html
 
I.T. Young, J.J. Gerbrands, L.J. Van Vliet.
Université de Delft
Image processing fundamentals
http://www.ph.tn.tudelft.nl/Courses/FIP/noframes/fip.html
 

Digital image processing

http://www.icaen.uiowa.edu/~dip/LECTURE/contents.html
 
Sur la perception visuelle en général
P.K. Kaiser.
The joy of visual perception
http://www.yorku.ca/eye/cover.htm
 

J.H. Krantz

y Tutorials
Sensation and perception tutorials
http://psych.hanover.edu/sen_tut.html
 
 
RETOUR MENU