C'est Alexandre Andronov qui a compris la nature de ces violons : ce sont des auto-oscillateurs qui réalisent tous une superbe propriété physico-mathématique découverte par H. Poincaré : ils possèdent un cycle limite.
Ces notions seront expliquées en détail et de petits stands expliqueront comment dans quelques cas particuliers se réalise le principe universel reconnu par Andronov.
La seconde partie de l'exposition strictement scientifique sera consacrée à l'autre grand concept universel découvert par Andronov (avec le grand mathématicien Pontryaguine) : la stabilité structurelle. Comme introduction on citera ces propos de René Thom qui a fondé sur ce concept la "théorie des catastrophes"
Spinoza, au début de l'Ethique, affirme que tout être tend à persévérer dans son être.
Cette assertion où l'on pourrait ne voir qu'un truisme n'en mérite pas moins réflexion : pour qu'un être, un objet - de quelque nature qu'il soit, puisse accéder à l'existence, être reconnu comme existant, classifié par un mot dans notre vision du monde, il faut que cet être soit doué d'un minimum de stabilité....
Cette stabilité très générale est la stabilité structurelle. Malgré tout ce qui change il se maintient un certain nombre de singularités qui donnent à l'être son identité. De la naissance à la mort tout dans l'homme change, molécules et cellules sont toutes renouvelées, mais l'homme garde ses caractéristiques fondamentales : le visage, la structure du corps, les empreintes digitales, vocales, génétiques...
Andronov et Pontryaguine ont posé les bases d'une représentation mathématique de la stabilité structurelle. Ce sont ces bases et leurs applications que l'on essaiera d'expliquer au grand public.
Dans une dernière partie de l'exposition on tentera de montrer quelles implications, les concepts de l'Ecole de Gorki et les développements scientifiques qu'ils ont suscités, ont sur nos analyses des problèmes du ryhtme et de l'identité, des formes dans la littérature, la musique et les arts plastiques. Comment ces concepts introduisent des tendances nouvelles tant en Sémiotique qu'en Esthétique. Une approche très originale des rapports entre l'Art et la Science, dans une perspective encore totalement ouverte à la recherche.