Dynamique de la végétation des parcelles alpines du réseau forestier RENECOFOR ; variations interannuelles ; interactions avec les ongulés sauvages

 

Dobremez Jean François* et Bourjot Laurence**

 

* Dynamique des écosystèmes d’altitude, Université de Savoie, Le Bourget du Lac

**Bourjot environnement, Le Bourget du Lac

 

 

Dans le cadre du REseau National de l’ECOsystème FORestier, 9 placettes ont été installées dans les Alpes depuis 10 ans. Les parcelles comportent une partie engrillagée qui empêche la pénétration des Ongulés sauvages. La végétation est suivie plusieurs fois par an. Certaines parcelles sont suivies annuellement, d’autres tous les cinq ans. Plusieurs méthodes d’analyse de la végétation ont été comparées.

Concernant l’analyse de la végétation, la méthode la plus performante en nombre d’espèces recensées et en temps est celle du relevé phytosociologique Braun-Blanquet sur 8 bandes de 2 m x 50 m. Avec la méthode des 2500 points contacts de nombreuses espèces ne sont pas observées ; quant à la méthode des 200 carrés de 1 m x 1 m, elle est très coûteuse en temps.

L’effet des abroutissements par les Ongulés est parfois drastique. L’espèce la plus consommée et la plus sensible est la ronce.

Le nombre d’espèces recensées varie d’une année à l’autre, mais, en moyenne augmente avec la répétition des inventaires. Au moins deux passages par an sont nécessaires pour observer plus de 80 % des espèces.