Dynamique actuelle des châtaigneraies cévenoles et ses conséquences sur la diversité végétale

 

Romane François.(1), Aronson J.(1), Gondard H.(1), Grandjanny M.(1), Le Floc’h E.(1), Renaux A.(1) & Shater Z. (1), (2)

 

(1) CNRS – CEFE, Montpellier

 (2) Adresse actuelle : Dép. d’écologie et de foresterie, Fac. d’agronomie, Université Tichrine, LATTAQUIE, Syrie

 

 

Abandon total des châtaigneraies traditionnelles, essai de réhabilitation ou de restauration des anciens vergers de châtaigniers (Castanea sativa Miller), nouvelles affectations complètement différentes de l’utilisation des anciens vergers par leur plantation en espèces forestières spontanées ou introduites, nouveaux modes de gestion peu pratiqués dans le passé, attaques de maladies « nouvelles » telles que le chancre,  … : la châtaigneraie des « montagnes » cévenoles constitue un formidable laboratoire de terrain pour étudier la dynamique de la végétation d’une région en profonde mutation depuis quelques décennies.

Cette situation a suscité de nombreuses recherches dont les thèmes et les résultats peuvent suggérer parfois plus une mosaïque en opus incertum qu’une œuvre figurative aux dessins explicites. Cependant dans cet ensemble il paraît possible d’esquisser la possibilité d’une synthèse. C’est ce que nous essaierons de faire au travers des résultats acquis à plusieurs niveaux de perception pour un certain nombre de processus (germination du châtaignier, invasion par le pin maritime (Pinus pinaster Ait.) en essayant plus précisément de cerner les conséquences, sur la diversité végétale, de ces modifications, y compris celles d’ailleurs de gestions « brutales » comme l’introduction de résineux (Pseudotsuga menziesii (Mirbel) Franco, Cedrus atlantica (Endl.) Carrière ou d’autres encore).