- 1952 :
Le four à pain du village fut retrouvé dans cet amas de ruines ... et sur ces ruines "la cour des métiers" fut en chantier dès 1963.
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1954 :
Il ne faut pas s'imaginer que les éléments vitaux pour le fonctionnement du village de Peyresq et sa reconstruction furent faciles à obtenir. Toute la correspondance de 1954 à 1956 du Maire, Simon Giraud, successeur de Joseph Imbert, avec les autorités et avec Georges et Toine, nous montre les démarches difficiles qui ont dû être effectuées.
Le point de départ était, sans aucun doute, l'électricité mais à l'époque, Peyresq, village presque inconnu, quasi inhabité et plus en ruine que debout, n'était pas rangé dans les villages prioritaires.
C'est grâce à la compréhension, à la collaboration du Préfet, du Sous-Préfet, du Conseiller général, du Président des Alpes-de-Haute-Provence, qui tous ont cru au projet humaniste de reconstruction du village de Peyresq, qu'après bien des mois et une avance de fonds substantielle de nos pionniers et de la commune, que l'ingénieur chargé de l'installation de la ligne électrique passa à l'action.
Finie l'ère de la lampe à pétrole et des bougies. Mais pas encore d'eau potable, ni d'égouts à Peyresq. Ce fut là une bataille d'une année supplémentaire et avec l'accord du Conseil Municipal l'introduction de la demande de prêt pour ces travaux avec en plus l'appui du Ministre des Affaires Etrangères Belges auprès de son homologue français de l'Agriculture.
Enfin, après un nouvel apport financier de nos pionniers et de la commune, pour l'eau et les égouts, le projet se concrétisa début de l'été 1956, en même temps que se réalisait la route départementale.
Le manque de commodités et le retour à la vie de la vraie nature n'ont pas empêché la mise en œuvre des travaux de reconstruction où le rythme était d'autant plus rapide qu'il fallait réaliser le toit dans la maison où on logeait, chambres, dortoirs sans électricité, sans eau courante, sans égouts, sans contraintes ? Le paradis quoi !
L'unique sanitaire était constitué par un édicule à trois panneaux ouvert sur le vide et l'horizon, équipé d'un drapeau rouge articulé afin d'en signaler l'occupation !
La reconstruction fut une époque exaltante, au point que chacun emportait la nuit ses outils pour être certain de les retrouver le lendemain?
Notre reconnaissance ne pourrait être assez grande à l'égard des autorités locales et départementales, pour leur soutien et leur encouragement pour cette entreprise hors norme, difficile à imaginer dans sa réalisation : nous les en remercions et n'oublierons jamais l'accueil chaleureux qui nous a été réservé.
Pierre Lamby, architecte, s'attacha avec un immense courage à la tâche de la reconstruction de Peyresq. Que dire des difficultés rencontrées en regardant certains coins du village et ses amas de ruines
Son but : rendre à ces ruines une âme, recréer un village, retrouver sous les décombres le vrai visage de Peyresq.
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