LE COQ D'OR
Conte en vers (1834) inspiré de la nouvelle : "La légende de l'astrologue arabe" de l'écrivain américain W. Irving
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Le Tsar Dadon cherchant à protéger son royaume contre les incursions de ses ennemis, s'en remet à un astrologue, qui lui donne un coq en or pour le protéger du haut de la citadelle en criant lorsqu'il y a danger.

Le tsar promet à l'astrologue la récompense qu'il lui plairait de recevoir.

Le coq sur sa flèche altière
Fut promu garde-frontière.
Un danger se montrait-il
Aussitôt vers ce péril ?
Le voilà qui se démène
Se dépense et se déchaîne.
"Cocorico ! Règne et dors !"
S'époumonait le coq d'or
Et les voisins d'en rabattre
N'osant même plus combattre
Tellement le roi Dadon
Les mouchait sur tous les fronts.
         

Le coq va déclancher l'alarme trois fois : la première fois Dadon envoie son fils aîné à la tête d'une troupe qui ne revient pas ; la seconde fois il envoie son fils cadet avec une troupe qui ne revient pas non plus ; la troisième fois Dadon y va lui même. Il finit par trouver un champ de bataille jonché de cadavres au milieu desquels gisent ses propres fils.

Là, sort d'une tente une beauté sans égale, la reine de Shamakhan. Dadon s'en éprend et la ramène à sa cour pour l'épouser. Mais avant d'atteindre son palais, il voit réapparaître l'astrologue qui réclame la reine comme salaire.

Furieux, Dadon le tue, mais le coq s'envole de son perchoir et vient le tuer à coup de bec. La reine disparaît comme dans un songe.