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Nicolas-Claude Fabri de Peiresc adressée à "Monsieur d'Expilly Conseiller du roy en ses Conseils d'Estat, Président en la Cour de parlement de Grenoble, d'Aix ce XI Août 1616" |
Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, adressed to "Monsieur d'Expilly Conseiller du roy en ses Conseils d'Estat, Président en la Cour de parlement to Grenoble, from Aix this XI August 1616" |
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L'homme de lettres Peiresc se met, en effet, à correspondre avec frénésie. Il avait toujours lu abondamment, animé d'une curiosité sans bornes, d'un acharnement sans fatigue. Il achète sans compter les livres qui paraissent. Pour lui, "un homme de grande vertu est celui par les mains de qui sont passés la plupart des bons livres." Dès 1620, il entreprend, à côté d'autres écrits, avec une série de grands esprits de son temps, une correspondance assidue. Son oeuvre est énorme : quatre-vingt six volumes de manuscrits divers, conservés à la bibliothèque de Carpentras. Ses lettres et celles de ses correspondants, publiées en 1888 par Philippe Tamizey de Larroque, en sept volumes in 4°, chacun de près de mille pages, sont sans doute la partie de son uvre à laquelle il est, le plus souvent, fait référence. Et pourtant, les lettres connues ne constituent qu'une petite partie du trésor que Peiresc laissa à sa mort, en 1637 : sa nièce, héritière, trouva plus de dix mille lettres qui avaient été adressées à son oncle par des intellectuels et des artistes hollandais, belges, anglais, italiens, allemands. Un grand nombre des lettres de ses correspondants est encore enfoui dans les réserves de la Bibliothèque Nationale. Des lettres écrites et reçues par Peiresc, il faut mettre en évidence celles qu'il échangea avec Pierre et Jacques Dupuy, qui animaient à Paris l'Académie putéane, véritable rendez-vous de savants : pendant près de 20 ans, deux courriers hebdomadaires se croisèrent entre la capitale et la Provence. Célèbre aussi, en particulier depuis "l'année Rubens", est l'échange de lettres intervenu dès 1621 avec le grand peintre anversois. C'est incontestablement grâce à la correspondance de Peiresc avec les frères Dupuy, Rubens et d'autres, que l'on possède une connaissance parfaite de la vie de l'esprit au XVllème siècle. |
Man of Letters Peiresc, indeed, entered into a frenetic correspondence. He had always read extremely widely, driven by boundless curiosity and tireless energy. He bought books as they were published, regardless of the number. For him, "a man of great qualities is a man through whose hands most good books have passed." From 1620, at the same time as other writing, he entered into untiring correspondence with a series of the greatest minds of his age. His output was enormous: eighty-six volumes of various handwritten items, which are kept in the library at Carpentras. His letters, and those from his correspondents, published in 1888 by Philippe Tamizey de Larroque in seven quarto volumes, each of almost one thousand pages, have undoubtedly been the most frequently referred-to part of his work. And yet the known letters constitute only a small part of the wealth of material which Peiresc left behind on his death in 1637: his niece, who was heiress, found over ten thousand letters which had been sent to her uncle by Dutch, Belgian, English, Italian and German intellectuals and artists. Large numbers of his correspondents' letters are still buried in the stacks of the Bibliothèque Nationale. Of the letters written and received by Peiresc, special mention should be made of those he exchanged with Pierre and Jacques Dupuy, who led the Académie Putéane, a noted meeting-place for scholars; for almost twenty years, mail crossed twice a week between the capital and Provence. Famous, too &endash; particularly since 'Rubens Year' &endash; is the exchange of letters which occurred from 1621 onwards with the great Antwerp painter. Unquestionably, it is thanks to Peiresc's correspondence with the Dupuy brothers, Rubens and others, that we have a complete knowledge of intellectual life in the 17th century. |